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L’intoxication pétrolière
Une pénurie organisée La guerre en Irak, la croissance des pays asiatiques, et la pénurie de la ressource conduisent à une diminution des stocks mondiaux qui légitiment officiellement la tension actuelle sur le prix du baril. |
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Cette situation critique a tout de même l’avantage de ne pas handicaper tout
le monde. Les premiers à bénéficier de l’inflation des prix de l’or noir
sont d’abord les pays producteurs et ensuite les compagnies pétrolières. On
retrouve en tête de classement l’Arabie Saoudite avec un excédent budgétaire
estimé à 35 milliards de dollars pour l’année 2004[1],
ensuite viennent la Russie handicapée par l’affaire Ioukos, la Norvège,
l’Iran, les Emirats Arabe Unis, ou encore le Nigeria qui se trouve être le
premier exportateur africain de pétrole. Quand à la société Total, son bénéfice
net du troisième trimestre 2004 a progressé de 38 % par rapport à la même période
de l’an dernier [2] ,
et celui de BP de 53 % [3] .
Le mercredi 20 octobre 2004, les cours du pétrole ont
rebondis à l’annonce du département américain de l’Energie qui
faisait état d’une baisse des stocks des produits distillés, incluant
notamment le fioul de chauffage. Pourtant les ressources « prouvées »
ont augmenté au fil du temps grâce à la confirmation de l’existence
de champs pétrolifères, et au progrès effectué dans l’exploitation
d’une source qui a fait passer le taux de récupération de 25 % à 35 %
ou 40 %. On nous affirme néanmoins que la consommation de pétrole s’élevant
à 82 millions de barils par jour dans le monde, les réserves
permettraient de tenir seulement jusqu’en 2040. [4]
Mais le nombre de puits d’exploration s’est réduit à 2500 pour plus
de 6000 en 1981. « Depuis les années 1980, la part des revenus pétroliers
réinvestie dans l’exploration-production a diminué, au profit du développement
de gisements déjà existants » confirme Nathalie Alazard,
directrice des études économiques de l’Institut français du pétrole. [5]
Il suffirait donc que l’investissement en exploration-production
reprenne pour que les ressources « prouvées » soient réévaluées,
et que la date fatidique s’éloigne un peu plus. |
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On aura bien compris que toutes ces évaluations, aussi sérieuses qu’elles paraissent, ne sont que très peu objectives sur la date réelle d’une éventuelle pénurie. Elles ont un effet psychologique indéniable qui se ressent sur les marchés et donc sur la vie de tout à chacun, mais elles n’ont aucune valeur fondamentale puisqu’elles peuvent varier selon les paramètres qui servent à leur calcul, paramètres qui ne dépendent que de la bonne volonté des sociétés pétrolières, à savoir l’effort d’investissement dans l’exploration et la production. Nous verrons que les experts ne se contentent pas de formuler des analyses en partie erronées pour justifier l’augmentation des prix du pétrole, ils en font de même en ce qui concerne les politiques à mettre en œuvre qui permettraient d’en finir avec cette dépendance énergétique. Le double impact asiatique La visibilité de la situation est obscurcie par la forte croissance des pays asiatiques qui crée des tensions sur les marchés des produits de base, tensions auxquelles on a tendance à attribuer un peu vite les tensions sur les marchés boursiers. Mais il se trouve que la Chine s’est hissée au troisième rang des créanciers de la planète avec 400 milliards de dollars de réserve de change [6] . La Banque du Japon (BoJ) et la Banque de Chine sont les principaux financiers des déficits du budget fédéral américain. La hausse des matières premières n’est donc pas seulement due à la hausse du cours du baril ou aux effets de la croissance chinoise. La spéculation correspondrait plutôt à une opération de soutien du dollar [7] , à l’image de ce qui s’est passé à la veille de la récession de 1974. Cependant, le Fonds monétaire international, organisme à forte influence américaine, doute que la détention d’actifs américains par les banques asiatiques puisse constituer un quelconque danger, et relativise l’ampleur de cette créance. « Si vous regardez le montant (de créances) détenu par rapport au stock total des actifs américains, il est relativement faible, souligne Raghuram Rajan, économiste en chef du FMI. (…) La plupart des gens regardent la taille du déficit courant américain et la comparent à celle des réserves accumulées par les banques centrales étrangères. Les montants sont équivalents. Aussi, estiment-ils, à tort, que les banques centrales financent le déficit courant américain. Elles ne représentent pourtant qu’une faible part des investisseurs aux Etats-Unis. On a exagéré leur influence ». [8] Toutefois, ceux qui ont intérêts
à maintenir un dollar à un bon niveau sont les spéculateurs et les
investisseurs des pays qui exportent vers les Etats-Unis. Pour soutenir ce
dernier, les banques centrales de l’empire du milieu, du pays du soleil levant
et d’autres états est-asiatiques ont accumulé près de 2 milliards de
dollars en titre libellés en dollar. La réorientation de la politique de la BoJ et le fait que l’ensemble des détenteurs de titres libellés en dollars risque de se lasser de rendements jugés plutôt faibles pourraient provoquer une réaction en chaîne qui aurait pour conséquence de précipiter la chute du dollar et de provoquer une crise financière. Les investisseurs toujours à l’affût d’une valeur potentiellement enrichissante ne s’embarrassent pas de ces considérations alarmistes. Ils surfent sur la vague de croissance des pays asiatiques en spéculant sur le baril, contribuant du même coup à fragiliser un peu plus les équilibres généraux du marché. La dépendance de l’agriculture La Chine importe un tiers de son pétrole. Mais étant donné que ce pays connaît une croissance économique située autour de 9 %, sa consommation augmente continuellement et pèse essentiellement sur les achats de brut à l’étranger qui ont augmenté d’à peu près 40 % au cours des sept premiers mois de l’année 2004 [11] . Le cours du naphta a également augmenté, ce qui affecte un secteur supplémentaire puisque ce produit est un dérivé du pétrole qui sert de matière première en pétrochimie. [12] C’est ainsi que les secteurs de l’emballage, de l’électroménager, de l’automobile, ou encore les pêcheurs, les agences de voyages, les taxis, sont soumis aux variations des prix du pétrole. Prises en tenaille entre la hausse des coûts de production, les intérêts des actionnaires et la pression du client ou du consommateur qui visent au moins cher puisqu’il ne récolte toujours pas les fruits de sa productivité, les entreprises ne pourront qu’accentuer les restructurations, les regroupements, les délocalisations, ou ne pourront éviter les fermetures. Les agriculteurs sont également particulièrement concernés de par l’évolution de leur métier et les orientations de la politique agricole commune liant jusqu’à aujourd’hui les aides à la productivité. L’augmentation de la puissance des tracteurs, le développement des productions sous serres, l’utilisation massive d’engrais et de pesticides ont contribué à accroître une dépendance vis-à-vis du pétrole. Mais les politiques changent et les aides européennes seront découplées pour prendre une orientation soit disant plus respectueuse de l’environnement. C’est apparemment le même chemin qui est suivi quand il est fait l’apologie des biocarburants dont l’extension devient viable avec la montée des prix du pétrole. |
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A y regarder de plus prés, on
constate néanmoins une contradiction entre une volonté de sauvegarder
l’environnement et celle de l’agencer de telle façon à ce qu’il produise
les ressources énergétiques qui contribueront à sa modification, voir à son
dépérissement. Le bilan énergétique mitigé de ces expédients [13] sous-entend
une culture exponentielle des plantes énergétiques pour couvrir
des besoins sans cesse croissants, et donc une uniformisation du paysage
agricole. Les produits phytosanitaires n’ayant pas bonne presse ces derniers
temps, cette expansion agraire pourrait s’effectuer à l’aide d’organismes
génétiquement modifiés. |
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Cette idée n’est pas plus rassurante, dans le sens
où personne ne connaît les effets des OGM à long terme. On ne peut que
remettre en question une politique basée sur des tarifs pétroliers compétitifs
qui a poussé à la spécialisation agricole et à l’évincement de la
ceinture maraîchère du pourtour des agglomérations [14] .
La disparition de l’autonomie alimentaire de certaines régions ou de pays
entiers est proportionnelle à l’augmentation de notre dépendance vis-à-vis
des transports internationaux, et donc du pétrole, ainsi que du scientisme
appliqué à l’agriculture sans marge temporelle de sécurité. |
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Le productivisme agricole amène
donc une concentration sur des zones éloignées des agglomérations, ce qui
conduit au développement d’infrastructures de transport dopées à l’époque
par un pétrole bon marché. Mais il suffit que le dernier élément ait été
estimé approximativement pour que la cohérence de notre chaîne de
distribution alimentaire soit remise en question. Néanmoins, plutôt que de prôner
un retour à une agriculture plus proche du citoyen, nos responsables préfèrent
continuer sur la même voie en parlant d’environnement mais en instaurant une
politique agricole commune (PAC) qui incitera les producteurs à rentabiliser
leur exploitation, donc à uniformiser leurs cultures et leurs élevages, et
ainsi à obliger les distributeurs à se procurer la variété exigée par le
consommateur à des distances encore plus éloignées. C’est donc ainsi que l’on sélectionne des plantes de plus en plus
productives, qu’elles soient OGM ou non, et dont les différences génétiques
diminuent jusqu’à s’effacer. En uniformisant le patrimoine génétique, on
simplifie le travail des agents viraux, et on rend donc les plantes et les
animaux de plus en plus vulnérables. Les fausses solutions La croissance chinoise et le manque d’investissement des industries minières ces dernières années ont aussi pour effet de faire flamber le prix des matières premières [16] (Nickel, acier, aluminium, manganèse, minerai de fer, caoutchouc) et de poser la question de la pérennité des ressources, et derrière elle, celle de la recherche, de l’innovation, et du développement durable. Tous ceux qui prônent la mise en place d’une législation plus sévère dans le domaine environnemental ne peuvent en attendre un résultat que si celle-ci est appliquée sur le plan mondial. Mais en attendant l’aboutissement de cette utopie, les principes écologiques qui nous paraissent évidents pour la sauvegarde de la planète seront inévitablement bafoués par ceux qui placent les intérêts financiers ou politiques à court terme au-dessus du développement durable. C’est dans un soucis d’action groupée qu’un accord européen de décembre 2002, qui doit entrer en vigueur en 2005 et deviendra obligatoire en 2008, met en place les permis de polluer, corollaire du protocole de Kyoto. Les entreprises de production d’électricité, d’acier, de ciment, de verre ou encore de papier se verront octroyer chaque année un quota d'émissions de dioxyde de carbone. Si elles dépassent ce plafond, elles pourront acheter des quotas supplémentaires à d'autres sociétés, qui seront restées en dessous de la limite fixée. Mais la préservation de notre écosystème et la conservation des équilibres naturels qui permettent la subsistance de la vie, et plus précisément de l’espèce humaine, sont par définition inestimables. Seules les déviances de nos sociétés modernes aboutissent à la possibilité d’estimer le préjudice causé, par exemple, par la perte d’un proche. Si notre environnement vital est mis en danger par une quelconque pollution, il nous est alors impossible de donner une valeur monétaire aux dommages, surtout si ceux-ci aboutissent à notre extinction. Quant à la signature du protocole de Kyoto par la Russie, il ne correspond pas à une prise de conscience écologique du Kremlin. C’est un geste éminemment politique qui facilitera l’accès de la Russie à l’Organisation mondiale du commerce en permettant d’atténuer préalablement les remontrances européennes au sujet de la prise d’otages de Beslan, de la situation en Tchétchénie et de la désignation par le pouvoir central de gouverneur auparavant élus au suffrage universel. La Russie se rachète une conduite à peu de frais vis-à-vis des Européens pour deux raisons. La première est qu’elle se réserve le droit de quitter le protocole en 2009 si sa lutte contre le terrorisme Tchétchène n’est toujours pas comprise par l’Europe. La seconde est que suite à son effondrement économique entre le moment où ont été pris les taux de référence d’émission de gaz à effet de serre (1990) et aujourd’hui, la Russie se trouve être 25 % au dessous de ses objectifs, ce qui lui laisse une marge de développement économique conséquente [17] . |
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Lors du G7 qui a eu lieu
au mois d’octobre 2004 à Washington, la France, par l’intermédiaire
de son ministre de l’Economie et des Finances, pourrait paraître
vertueuse en prônant les économies d’énergie. En fait elle incite les
autres à ralentir leur développement pour préserver le sien, et sait
que bien que sa facture énergétique ne représente plus aujourd’hui
que 1,5 % de son PIB pour 4,8 % au début des années 1980. La France aura
moins de mal que les autres à suivre la règle qu’elle avance devant
les instances internationales sur le plan énergétique de par sa relative
indépendance vis-à-vis des protocoles de Kyoto qu’elle doit à l’importance
de son parc nucléaire. |
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Quoi qu’il en soit, les recommandations d’économie d’énergie reprises par des spots publicitaires (« Vite, ça chauffe ! »…) ne sont qu’une coût médiatique supplémentaire visant conjointement la psyché publique et celle des acteurs du marché, et ne représentant pas une attaque frontale du lobby pétrolier. L’augmentation des cours du pétrole compense déjà les pertes au niveau de la production. La société Total ne se formalisera pas de la sortie populiste et sans suites d’un représentant du gouvernement, ou d’une campagne publicitaire incitant aux économies d’énergie, elle qui voit ses bénéfices et ses actions s’envoler malgré une baisse de 2,5 % de sa production sur le troisième trimestre 2004 [19] . L’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis dénoncent quant à eux un marché en proie à l’opacité et à la spéculation des fonds d’investissement (hedge fund) [20] . Il est indéniable que la spéculation des acteurs du marché et notamment des fonds d’arbitrage, les échanges papier de valeurs minières et énergétiques, ou les changements successifs de propriétaire d’une même cargaison de pétrole en cours d’acheminement contribuent à accentuer des coûts économiques et à gripper le développement. Ces entraves se retrouvent dans la problématique sociale quand l’industrie se voit obligée de restructurer ou de délocaliser par manque de rentabilité, eu égard à la pression des clients et, là encore, des marchés par le biais des actionnaires. Une redéfinition des règles du marché corrigerait ces déficiences, mais leur application n’aurait d’efficacité que sur une échelle globale, ce qui nous ramène à une problématique utopique.
La ressource pétrolière est inépuisable Un déclencheur vertueux est nécessaire pour entraîner les sphères politiques et industrielles, et pour avoir l’assentiment de l’opinion publique. Il ne faut pas compter sur les énergies renouvelables officielles (éolien, solaire, géothermie,…) qui verront toujours leur essor suspendu au cours du pétrole. Si la situation actuelle incite certains à formuler des plaidoyers pour leur déploiement, une baisse de la valeur du baril aurait rapidement raison de ces panégyriques. Et comme nous l’avons vu précédemment, le cours du baril est la conséquence directe du niveau des stocks et de ce qui est consacré à l’exploration et à la production, éléments à la bonne volonté des sociétés pétrolières. La mode étant à l’économie, les compagnies ont tout intérêt à simuler la pénurie de l’or noir pour doper les cours, et rattraper ainsi à peu de frais ce qu’elles perdent en production. |
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Seule une énergie dite
« libre » permettra l’émancipation de toute la chaîne
industrielle du lobby pétrolier, libérera les gouvernements de la
pression des marchés, sauvera les peuples du dumping social et évitera
à la planète un péril écologique. Seule une énergie propre et moins
onéreuse que celles actuellement utilisées [21]
peut emporter les faveurs des gouvernements non corrompus, des populations
conscientes que leur désir de fonder une famille est indissociable de la
nécessité d’assurer un avenir à leur descendance par un développement
respectueux de l’environnement, et des entreprises qui préfèrent
consacrer leur profit à ceux qui créent de la valeur ajoutée. |
On pourrait craindre que l’abandon de la production pétrolière
provoque la ruine de certains pays. |
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Le renoncement à la production pétrolière aurait pour mérite, à condition qu’il soit accompagné d’un plan d’éducation civique des populations souvent délaissées par leurs gouvernants, de rétablir un équilibre entre les différents secteurs économiques d’un pays, et d’élever le niveau de vie de chacun. Il devient urgent de se faire
l’écho des affirmations d’un chercheur qui pourrait remettre un peu
d’ordre dans les idées reçues. L’astronome Thomas Gold (1920-2004) exposa
sa théorie dans son livre The Deep Hot Biosphere (1999) comme quoi le pétrole
est une ressource qui se renouvelle naturellement et continuellement, car il a
pour origine le noyau de la terre et s’élabore au fil du temps grâce à la
combinaison d’éléments qui remontent tout en étant soumis à des pressions
énormes et des températures extrêmes [24] .
Ce parcours formateur croise la route des bactéries de l’ère des dinosaures,
ce qui aurait induit en erreur l’ensemble de la communauté scientifique quant
à l’origine organique et fossile du pétrole. Le fait que depuis des dizaines
d’années on nous promet la fin prochaine de cette ressource sans jamais
qu’elle se vérifie est un élément qui tendrait à confirmer cette théorie.
La menace de carence pétrolière que font peser les producteurs sur le marché en régulant l’exploration-production vient s’ajouter aux prévisions alarmistes de consommation mondiale d’énergie. Cette dernière devrait croître de 59 % d’ici à 2030 et se composer à 85 % d’énergie soit disant fossiles (pétrole, gaz et charbon) et épuisable. Mais si la théorie de Thomas Gold se révèle être vraie, le fait que l’industrie pétrolière soit mise en présence d’une ressource qui se renouvelle naturellement expliquerait pourquoi l’exploration-production ne fasse pas l’objet d’un traitement prioritaire. Cela expliquerait aussi que les économies d’énergie ne soient pas le résultat d’une prise de conscience et d’une nécessité vitale mais une justification pour insuffler l’idée d’un impôt mondial par le biais des quottas d’émissions polluantes prévus dans le protocole de Kyoto, et un alibi pour faire supporter à la population la dégradation de ses conditions de vie économiques et sociales. Toute la spéculation actuelle serait donc en majeure partie infondée à en croire cette théorie, et profiterait tout d’abord aux groupes pétroliers dont les marges explosent, tout en handicapant l’économie européenne si cette situation devait perdurer comme le soulignait récemment l’UNICE qui représente le patronat devant les instances européennes [26] . L’espoir de voir se développer un jour les carburants alternatifs ou l’énergie libre [27] est alors remis en question, surtout lorsque l’on voit que la chape de plomb médiatique qui recouvre les affirmations de Thomas Gold étouffe aussi les travaux de Nikola Tesla qui promettait une énergie gratuite et libre d’accès pour tous. Ce silence permet aux puissants lobby en place de profiter de leur situation dominante. Avant longtemps, nos machines seront alimentées par une énergie disponible en tout point de l'univers. L'idée n'est pas nouvelle... Nous la trouvons dans le mythe d'Anthée, qui tire l'énergie de la Terre ; nous la trouvons parmi les spéculations subtiles de l’un de vos plus grands mathématiciens. A travers tout l'espace se trouve de l'énergie. Cette énergie est-elle statique ou cinétique ? Si elle est statique, nos espoirs sont vains ; si elle est cinétique - et nous savons qu'elle l'est - les hommes réussiront bientôt à connecter leurs machines aux rouages mêmes de la nature. [28] Nikola TESLA Il y a ceux qui pensent que
« seule passe la mesure concrète, simple, immédiatement compréhensible.
L’intelligence et la tolérance n’y trouvent pas toujours leur compte. Mais
la réalité est ainsi faite… »
[29] .
Mais l’idée simple est souvent le résultat d’une analyse simpliste, ou présentée
comme telle pour être accessible au plus grand nombre, la majorité des résignés
ou des submergés par le flot de désinformation. [1] Le retour des pétrodollars, Marine Royo, Les Echos, lundi 13 septembre 2004. [2] Total engrange les profits malgrè une baisse de sa production, Les Echos, vendredi 12 novembre 2004. [3] Le bénéfice net de BP bondit de 53 % au troisième trimestre, Myriam Chauvot, Les Echos, mercredi 27 octobre 2004. [4] Plus de pétrole… au XXIIéme siècle, Jean-Marc Vittori, Les Echos, mardi 5 octobre 2004. [5] Le parapétrolier profite de l’envolée des cours, Renaud Czarnes, Les Echos, mardi 19 octobre 2004. [6] La Chine entre boom et crash, Françoise Crouïgneau, Les Echos, vendredi 27 août 2004. [7] Quel choc pétrolier ?, Paul Fabra, Les Echos, vendredi 22 octobre 2004. [8] Interview de Raghuram Rajan, Les Echos, mardi 5 octobre 2004. [9] Professeur à l’université de Berkeley (Californie). Le jour du jugement dernier pour le dollar ?, Les Echos, lundi 11 octobre 2004. [10] L’Asie, arbitre de la bataille entre l’euro et le dollar, Cyrille Lachèvre, Les Echos, mardi 9 novembre 2004. [11] La Chine veut sécuriser ses approvisionnements de brut, Les Echos, jeudi 26 août 2004. [12] L’industrie prise en étau entre la flambée des matière premières et les baisses des prix, Odile Esposito, Les Echos, mardi 12 octobre 2004. [13] Il faut 1,063 fois plus de diester que de gazole et 1,523 fois plus d’éthanol que d’essence pour produire la même quantité d'énergie, nous rappel le député Alain Marleix dans son Rapport d’information sur les biocarburants en date du 26 mai 2004. [14] Halte au dopage pétrolier de l’agriculture, Simon Charbonneau, Les Echos, mardi 26 octobre 2004. [15] Sud Ouest, mardi 1er décembre 2004. [16] L’indice CRB (Commodity Research Bureau) qui agrège les cours de 17 produits de base s’est hissé à son plus haut niveau depuis plus de vingt-trois ans - La flambée des cours concerne aussi les matières premières, Les Echos, mardi 12 octobre 2004. [17] Le Parlement russe ratifie le protocole de Kyoto, Les Echos, vendredi 22 octobre 2004. [18]
Lettre du mois d’octobre 2004 de l’URF (Union Routière de France) - http://www.urf.asso.fr/presentation/lettres/urf_10_04.PDF
. [19] Total engrange les profits malgré une baisse de sa production, Les Echos, vendredi 12 novembre 2004. [20] Face à la hausse des cours, le G7 demande une meilleure transparence du marché pétrolier, Richard Hiault, Les Echos, lundi 4 octobre 2004. [21] Selon une étude de l’IFP (Institut Français du Pétrole), le prix de revient des carburants pétrolier est environ de 0,21 €, alors que celui de l’éthanol est de 0,38 €. De plus, le coût de ce dernier reste sous évalué si l’on tient compte de sa puissance énergétique inférieure d’un tiers à son concurrent, Sud Ouest, mardi 23 novembre 2004. [22] L’électroménager se retrouve en première ligne, Les Echos, mardi 12 octobre 2004. [23] Transparency dénonce la corruption dans les pays producteurs de pétrole, Les Echos, jeudi 21 octobre 2004. [24]
Biographie de Thomas Gold en anglais : http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2004/06/25/db2501.xml
[25] Dominique de Villepin, dans Confidentiel PW par Paul Wermus, France Soir, Lundi 22 août 2005. [26] Les grands argentiers européens confrontés à la flambée des cours du pétrole, Jacques Docquiert, Les Echos, jeudi 21 octobre 2004. [27] Pour obtenir de multiples informations sur l’énergie libre, consultez le site http://quanthomme.org . [28]
Cette citation est reprise et traduite dans l’ouvrage de Margaret Cheney, TESLA,
la passion d’inventer, aux éditions Belin . Elle provient de l'article de Thomas Commerford Martin, « Inventions,
Researches and Writings of Nikola Tesla », paru dans The Electrical
Engineer, [29] Nicolas Sarkozy, Libre, 2001. Vous êtes
sur le site Manipulation, Conspiration, Désinformation. Si vous êtes
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