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Irak,
les vraies raisons
d'un conflit annoncé

 

Nous avions choisi de sauver la paix. Mais en sauvant la paix, nous avons mutilé des amis. Et sans doute, parmi nous, beaucoup étaient disposés à risquer leur vie pour les devoirs de l'amitié. Ceux-là connaissaient une sorte de honte. Mais s'ils avaient sacrifié la paix, ils auraient connu la même honte car alors ils auraient sacrifié l'homme ( ...).
Quand la paix nous semblait menacée, nous découvrions la honte de la guerre. Quand la guerre nous semblait menacée, nous sentions la honte de la paix.
Antoine de Saint-Exupéry,
Paris-Soir, le 2 octobre 1938, au lendemain des accords de Munich.


Choisir entre la guerre ou la paix revient inévitablement à faire un choix entre l'impérialisme américain ou l'impérialisme irakien. En effet, le camp de la paix se voit accusé d'adopter un comportement « munichois ». Certains avanceront que, quitte à choisir, autant prendre le premier, puisque le peuple américain ne vit pas sous la répression d'une féroce dictature qui peut lui être fatale du jour au lendemain. Mais quand on connaît l'influence des lobbys économiques et financiers sur la politique américaine, quand on a conscience de la désinformation organisée par les institutions et les organes de presses aux mains de ces mêmes lobbys, quand on sait les crimes commis de par le monde par certains hauts responsables américains dans un état qui ne reconnaît pas les instances internationales qui seraient en mesure de les poursuivre, quand on s'aperçoit que le président actuellement en place est illégitime, puisque au bout du compte Al Gore se trouve avoir 539 898 voix de plus que George W. Bush1, on peut se demander si l'on n'a pas affaire à une nouvelle forme de tyrannie. Alors bien sûr, mises en perspective avec la politique irakienne, les coulisses du pouvoir américain et ses répercussions sur le peuple font figure de paradis. Il se trouve qu'entre deux maux, je ne me résous pas à choisir le moins pire en apparence. Seules la diplomatie et la cessation d'une hypocrisie justifiée par les relations commerciales pourront apporter une fin heureuse à ces tensions. Cela suppose que déjà, on commence à remettre en question notre système économique basé sur l'accroissement sans borne du profit, et donc des échanges commerciaux, quel que soit leur nature.

 

Mais contrairement à ce que l'on pourrait penser, les bouleversements géopolitiques de la planète ne sont pas toujours guidés par des intérêts financiers ou énergétiques. Pour s'en apercevoir, il suffit de remonter le temps et de prendre appui sur des témoignages antédiluviens.


Les Sumériens

Carte de la Mésopotamie

Les Sumériens vivaient sur les rives du Tigre et de l'Euphrate 3800 ans avant Jésus-Christ. Cette civilisation qui occupait le territoire de l'Irak moderne, en Mésopotamie,nous laissa un témoignage d'une époque bien antérieure sous forme de milliers de tablettes en terre cuite où ont été tracées des inscriptions en caractères cunéiformes. Il faut savoir que le sumérien n'a pu être rattaché à aucun groupe linguistique connu à l'inverse de l'akkadien, une langue sémitique qui donnera naissance aux dialectes assyriens et babyloniens. Le pays de Sumer et d'Akkad était dominé par les deux villes principales qu'étaient Nippour, centre politique, et Eridou qui devint plus tard Ourouk, métropole religieuse.

On doit les premières découvertes au français Paul Emile Botta en 1843. Dés lors, les trouvailles ne cessèrent de se succéder, et notamment en 1850 lorsque l'on mit au jour la librairie de Ashurbanipal, contenant une collection de 30 000 tablettes. Ces inscriptions sont considérées comme la première forme d'écriture.

Les Sumériens sont aussi premiers dans nombre d'autres domaines. Ils furent les premiers inventeurs de la roue, de l'école, d'un congrès à deux chambres, des historiens, de l'almanach des cultures, de la cosmogonie et de la cosmologie, des proverbes, des débats et des catalogues littéraires, de l'histoire de Noé repris dans la Bible, de la monnaie, des taxes, de la loi et des réformes sociales, de la médecine et de la recherche de la paix et de l'harmonie de la population2. Ils furent à l'origine du système sexagésimal, c'est à dire la division de l'heure en soixante minutes et de la minute en soixante secondes. Les Sumériens étaient de grands explorateurs et furent aussi les premiers inventeurs des bateaux. En témoigne le dictionnaire akkadien rempli de 105 termes sumériens caractérisant les embarcations selon leur taille, leur destination et leur cargaison. C'est à une vitesse déconcertante que les Sumériens devinrent,aussi, des experts dans l'art de fondre, de purifier et de mouler le métal3. Ils furent les premiers à concevoir et à produire l'alliage de bronze dont l'obtention ne peut être le fruit du hasard. L'analyse du bronze sumérien révèle un taux de 85% de cuivre et 15% d'argent. De plus l'argent n'est pas très répandu en Mésopotamie et il requiert un processus complexe pour l'extraire du minerai de cassitérite4.
Les récits gravés dans les tablettes se recoupent avec les textes bibliques en ce qui concerne les souverains et les cités qui y sont évoquées, tel que Shinar, mentionné lors de l'épisode de la tour de Babel. C'est à Eridou, site situé 300 Km au sud-est de Bagdad que la cité la plus ancienne a été découverte. Sous ses fondations, les archéologues trouvèrent un sol vierge, ce qui confirme le fait qu'il s'agit des tous débuts de la civilisation. Le temple construit sur ce site est dédié à Enki. Il date de 3800 ans avant J.-C., ce qui correspond au début du premier calendrier mondial de Nippour. Ce dernier est l'un des plus importants sites religieux sumériens, situé au nord-ouest du précédent, dédié quant à lui à Enlil. Les noms de ces Dieux sont basés sur la perception que les hommes de l'époque en avaient. Ainsi leurs surnoms reflètent leurs différentes qualités et l'étendue de leur pouvoir. L'ensemble de ces Dieux est désigné sous le terme générique d'Anunnaki, bien que les Anunnaki soient plus précisément les Dieux de la terre, et les Igigi, les dieux du ciel. Il est à noter que Anunnaki signifie « Le Paradis est venu sur terre ».

Le nom EN.LIL est habituellement traduit par « Le Seigneur de l'atmosphère », spécialement par les chercheurs qui déprécient les récits sumériens en un mythe. Cependant, une traduction plus littérale nous donne «  Le seigneur du commandement »5, une dénomination appropriée pour celui qui devint le principal Dieu sur Terre et qui transmit l'autorité aux hommes par l'intermédiaire d'un roi, Atra-Hasis, « l'infiniment sage ». Il était aussi appelé Bêl, ce qui signifie « seigneur », ou identifié sous le nom de Mardouk dans l'Enouma Elish.

Son frère, EN.KI ,qui signifie « Le Seigneur de la Terre » est aussi connu sous le nom de E.A, « Celui Dont la Maison est l'Eau ». Sa cité, Eridou, était située en bord de mer face à l'embouchure où le Tigre et l'Euphrate se jettent dans le Golfe Persique.

Le temple, il l'a construit de métal, serti de pierres rares,
Et il l'a plaqué de métal avec magnificence.
A Eridou, sur la rive, il a construit le temple.6

Il était le maître ingénieur, le scientifique en chef des Dieux, et le plus grand bienfaiteur de l'humanité. Il a souvent défendu les hommes dans le conseil des Dieux, et il sauva Nohé, que l'on retrouvera dans les textes sous le nom de Atra-Hasis, et sa famille du déluge.

Leur père, AN, Anou ou Anu, signifie « firmament ». AN joue un rôle un éloigné dans l'histoire que nous content ces tablettes. Il vit au « firmament  »et ne fait que des visites occasionnelles sur Terre, accompagné de son épouse Antou. Son temple dans la cité de Ur était surnommé E.ANNA, la «  Maison de AN ». Les sumériens la nommaient quelques fois « La Maison pour Descendre du Ciel ».


Le texte de Hatra Hasis


Un texte ancien qui porte le nom de son héros, Atra-Hasis, et qui est le fruit du recoupement de textes babyloniens et assyriens, nous donne plus de détails que la genèse sur la création de l'humanité. Au lieu d'un Dieu, cependant, nous trouvons les différents Dieux des textes sumériens. Quand les colonisateurs, appelés ici « Dieux », sont arrivés sur Terre, l'humanité n'existait pas. Il est dit dans les tablettes mésopotamiennes qu'à l'origine, Anu, Enlil et Enki se partageaient le monde ; les autres dieux, en revanche, étaient soumis à un travail harassant : l'exploitation du minerai et des ressources naturelles.

Quand les Dieux sont semblables aux hommes
Assumant leur travaille et supportant leur peine
Le labeur des Dieux était grand,
Le travail était pesant, la douleur importante.7

Les colonisateurs commencèrent à se révolter contre leurs maîtres. Excédés, ils brûlèrent leurs outils et firent le siège du palais d'Enlil, le maître de la Terre. La révolte des colonisateurs conduisit à la perte d'un de leur chef :

Vous avez abattu un Dieu
Ainsi que sa personnalité son être spirituel.
Je vous ai ôté un travail pesant.
J'ai imposé votre dur travail à l'homme.

Le père des Dieux, Anu, a été appelé du « firmament » pour être présent lors du conseil des Dieux. C'est lors de ce conseil que le Dieu Enki (EA) trouva la solution :

Alors que les Déesses de Naissances sont présentes,
Laissons-les créer un travailleur rudimentaire
Laissons-le s'atteler à la tache,
Laissons-le poursuivre le labeur des Dieux !


De l'homme de Neandertal à l'Homo Sapiens


Le génome de l'homme a subi cinq remaniements chromosomiques par rapport à celui du chimpanzé. D'après les dernières théories,il semble que « pendant plusieurs millions d'années, les ancêtres des gorilles, des chimpanzés et de l'homme aient évolué au sein d'une même population polymorphe où les individus étaient interféconds »8. Cette théorie expliquerait le fait que nous n'arrivions pas à trouver le moment où a eu lieu la séparation entre l'homme et le chimpanzé. Par contre elle n'apporte aucun éclairage sur l'absence totale, sur le continent noir, berceau des origines de l'homme, de fossiles d'hominidés pour la période comprise entre 10 millions et 4,5 millions d'années. Or, selon des datations réalisées à partir de comparaisons génétiques et biochimiques entre les hommes et les chimpanzés actuels, la divergence de leurs ancêtres communs se situerait précisément durant cette période.

L'homme de Néandertal, d'après des découvertes récentes9, serait seulement notre cousin, et non nôtre grand père, comme l'Homo sapiens sapiens . Cette hypothèse est appuyée par le fait qu'il existe 27 différences entre notre ADN et celui de Néandertal. On peut noter la quasi-simultanéité de l'apparition de l' Homo sapiens sapiens et de la disparition de l'Homo sapiens Neanderthalensis, apparu il y a 100 000 ans.

Après des millions d'années de progrès négligeables obtenus à coup d'outils en pierre, l'Homo sapiens émergea soudain entre 700 000 ans avant J.-C. et 300 000 ans avant J.-C. Il descendait de l' Homo erectus dont une des mutations les plus remarquables fut l'accroissement de la taille du cerveau de 50 % : il est passé de 950cc à 1450cc. Pour des raisons inexpliquées, il continua à vivre primitivement malgré son développement cérébral et ses capacités d'élocution. Des sous-espèces firent leur apparition ensuite, notamment celle dont nous sommes issus : l' Homo sapiens sapiens. Ce dernier se détacha au plus tôt voilà maintenant 30 000 ans – certains disent même qu'il n'aurait pas plus de 10 000 ou de 20 000 ans. Par contre nombre d'experts sont d'accord pour dire que cette espèce est apparue soudainement, et que l'évolution s'est subitement accélérée à cette époque.

A partir du début de l'aurignacien, il y a 34 000, on a pu constater un développement de la maîtrise de l'environnement de l' Homo sapiens sans commune mesure avec tous les progrès qu'il avait pu accumuler durant les quelque trois millions d'années précédentes. Cette explosion évolutive qui continue encore de nos jours de manière exponentielle se traduit par des témoignages artistiques et technologiques qui trahissent la maîtrise d'un langage déjà très élaboré. Mais d'après les experts, les capacités cognitives des artistes de l'époque et de nos ingénieurs contemporains ne sont guère différentes.

J'en profite d'ailleurs pour tordre le coup à l'idée que nous nous faisons de la représentation de nos ancêtres. Nous ne savons absolument rien de la couleur de leur peau, de la forme et de l'implantation de leur système pileux, des traits de leur visage. L'immense majorité des représentations graphiques modernes est fondée sur l'imagination des artistes qui ont tendance à forcer les caractères simiesques du sujet dans la mesure ou celui se rapproche de son plus proche parent supposé : le singe.

Ensuite l'homme commença son expansion à la surface du globe, il y a de ça 13 000 ans. Mille ans plus tard il découvrit l'agriculture, 6000 ans de plus lui suffirent pour établir de grandes civilisations dont les connaissances astronomiques ne sont plus à mettre en doute. Et maintenant, après 6000 années supplémentaires, il explore les confins du système solaire. La théorie de l'évolution qui est basée sur un processus lent et progressif se voit mise à mal par un tel emballement de l'histoire humaine.


La solution Sumérienne


Après qu'Enki est trouvé la solution au problème demain d'œuvre, une créature capable d'effectuer le même travail que les colonisateurs fut donc créée.  

En argile le Dieu et l'homme seront liés, en une unité rassemblée.  
Ainsi jusqu'à la fin des temps la chair et l'âme qui dans un Dieu ont mûri - Cette âme qui dans un lien de sang est rattachée.

On retrouve un terme similaire dans la Genèse biblique :

« 2.7 L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre  »

Si je me permets de faire référence à la Bible, c'est parce que beaucoup des ses récits, notamment dans l'ancien testament, ont été inspirés par ceux inscrits sur les tablettes mésopotamiennes. Les auteurs de la Bible ont simplement modifié les noms des intervenants, et réduit le nombre des Dieux à un seul, tout puissant, ignorant la différenciation faite dans les textes originaux entre Dieu et Seigneur. Yahweh, le dieu du Sinaï, n'était pas le seul Dieu d'après les israélites. D'ailleurs, Yahweh provient de l'hébreu qui signifie « je suis ce que je suis ». Jéhovah qui vient de ce radical hébreu, YHWH, n'est donc pas un nom. Les textes anciens font référence à El Shaddai, qui signifie haute montagne, et à son opposé, Adon, qui signifie Seigneur. Pour les Egyptiens, le nom de ce seigneur était assez similaire ; ils le dénommaient Aton. De là est venu le nom du pharaon Akhenaton, signifiant serviteur d'Aton. Pour les Cananéens, El Shaddai et Adon, ou Jéhovah et Seigneur, s'appelaient respectivement El Elyon et Ba'al10. La signification reste la même. Ba'al figurait déjà dans des textes sumériens comme l'Enouma Elish. C'est un des noms que l'on donnait à Enlil, dieu de la Terre ou ILU-KUR-GAL(signifiant chef de la montagne). Le Seigneur, quant à lui, était appelé Enki.

Les modifications apportées aux textes originaux sont avouées par les transcripteurs eux-mêmes si l'on en croit certaines exégèses11. Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, rares sont ceux qui ont tenté de rétablir le sens premier des textes saints. C'est pourquoi il faut toujours garder cette dualité présente à l'esprit quand on croise le nom de Dieu (LHYM prononcé élohim) dans la Bible. Dans l'état de nos connaissances scientifiques, il est difficile de prendre à la lettre les récits bibliques et sumériens. La traduction ci-dessus est démentie par l'absence de préposition devant le mot correspondant à la « poussière »dans le texte original. On traduira donc le texte en « L'Éternel Dieu forma l'homme poussière de la terre ». Dans cette lecture la poussière n'est plus l'élément constitutif de l'homme mais le qualificatif que Dieu apporte à sa créature.

Le terme Hébreu employé dans la genèse et que l'on a traduit par « poussière », ou par « l'argile », est tit. Là encore on ne peut que s'interroger sur la validité de la transcription quand on sait que dans la langue sumérienne, le terme TI.IT signifie « ce qui est en vie ».

D'autres tablettes sumériennes mentionnent la nature des Dieux qui opéraient à cette création. Elles datent de 800 avant J-C et débutent ainsi :

Quand le ciel eut été séparé de la terre, ce constant et lointain jumeau (...) 
Que les destinées du ciel et de la terre eurent été fixées (...) 
Les Anounnaki, les grands dieux, 
S'installèrent dans d'augustes sanctuaires, 
Et sur la création reportèrent leur pensée :  
« Maintenant que les destinées du ciel et de la terre ont été fixées,(...)  
Qu'allons nous faire ? 
Qu'allons nous créer ? »(....) 
Les Anounnaki qui fixent les destins, 
Les deux groupes12 répondirent à Enlil : 
Dans l'Ouzoumoua13, le lien du ciel et de la terre, 
Immolons des dieux Lamga14  
De leur sang créons l'humanité. 
Le service des dieux sera leur lot.

Mais il fallait que l'homme soit pourvu d'une âme,d'une entité spirituelle, afin que celui-ci soit plus évolué qu'un simple animal et ceci dans l'optique de satisfaire aux intentions des colonisateurs. Cette nouvelle créature portait le nom de LU.LU dans les textes sumériens, ce qui signifie « le mélange »15.

Si l'on en croit Atra-Haris, le Dieu dénommé Enki donne ses instructions, assisté par la déesse Ninti dont le nom se traduit par « Dame de la côte » ou « Dame de vie » en sumérien :

Ninti sépara quatorze morceaux d'argile ; 
Elle en déposa sept sur la droite, 
Elle en déposa sept sur la gauche. 
Entre eux elle plaça le moule 
…les cheveux… 
…le couteau pour le cordon ombilical… 
Les sages et les instruits, 
Sept doubles Déesses de Naissance furent assemblées ;  
Sept donnaient dorénavant des hommes,  
Sept donnaient dorénavant des femmes. 
Les Déesses de Naissance apportaient dorénavant 
Le souffle de la respiration vitale
.
 
Là encore la genèse corrobore les écrits sumériens.

«  2.21 Alors l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place.
  2.22 L'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme… »


Mais était-ce réellement une côte ? Le mot TI en sumérien signifie à la fois « côte » et « vie »16. La traduction de « Dame de Vie » en sumérien étant Nin-tî (Dame-Vie) et la traduction de « côte » étant ti, on se rend compte de la méprise des Hébreux entre les mots ti et qui ont associés de façon erronée Eve et la côte d'Adam. On peut donc penser que c'est la source de la vie de l'homme masculin ou féminin,qui servit à créer Eve.

Mais on obtient une tout autre lecture du verset 2.22 si l'on s'en tient à une traduction littérale et si l'on prend en compte ce qui précède :

«  Et Dieu érigea en son feu la vie qu'il avait détachée de l'Homme, et il l'amena vers l'Homme. » 

Par le terme « Homme », le texte désigne un être qui peut être aussi bien un homme qu'une femme. De plus, le mot « feu » (SH) est cité dans la version hébraïque, c'est-à-dire originel, du texte. Quand on sait que ce qui était désigné comme Feu céleste dans la mythologie sumérienne était en fait le sang provenant de l'utérus de Nin-khursag, la soeur d'Enki, on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement. Les documents sumériens affirment qu'il y a environ 6000 ans, Adam et Eve17furent conçus spécialement en vue d'être rois dans la Maison de Shimti18par Enki et sa soeur et femme Nin-khursag. Adam n'a certainement pas été le premier homme sur terre, mais il a été le premier de la descendance royale engendré de façon alchimique. Nin-khursag était appelée la « Dame de la fécondité » ou la « Dame de Vie », et elle fut la mère porteuse d'Attaba et d'Eva qui furent créés à partir d'un oeuf humain fécondé par le seigneur Enki. 


La guerre en Irak

Saddam Hussein




Il y a eu de nombreuses raisons, justifiées ou pas, de faire la guerre à l'Irak. Des sites nucléaires civils qui ont été modifié à des fins militaires, du lien entre l'Irak et l'attentat d'Oklahoma City en199519, jusqu'à l'axe du mal tentant de relier Sadam Hussein à Ben Laden, on aura cherché toutes les excuses pour justifier une guerre, sauf celle qui me parait la plus défendable, à savoir mettre fin à une dictature.




L'absence de preuves n'est pas la preuve de l'absence d'armes de destruction massive. Il y a des choses que nous savons que nous savons. Il y a des choses que nous savons que nous ne savons pas. Et enfin il y a ce que nous ne savons pas que nous ne savons pas.
Donald Rumsfeld,
le secrétaire américain à la défense,
Foreign Afffairs, septembre-octobre 2002.


Mais ce dernier argument ne peut pas être repris par un pays qui a déjà soutenu l'Irak de Saddam Hussein dans les années 1980, ainsi que d'autres dictateurs comme Marcos aux Philippines, Suharto en Indonésie, le Chah en Iran, Somoza au Nicaragua, Batista à Cuba, Trujillo à Saint-Domingue, Pinochet au Chili, Mobutu au Congo-Zaïre. Des tyrans sanguinaires comme Teodoro Obiang, de Guinée-Equatoriale, ont également été reçu avec tous les honneurs à la Maison Blanche en septembre 2002 par le président George W. Bush20. Il ne s'agit pas de faire preuve d'antiaméricanisme primaire, car la majorité des pays sacrifient les droits de l'homme sur l'autel des relations commerciales.

Mais le nœud du conflit se trouve peut-être dans la « Stratégie de sécurité nationale » de G.W. Bush  : « Nos forces seront suffisamment imposantes pour dissuader des adversaires potentiels de poursuivre une politique d'armement dans l'espoir de surpasser ou d'égaler la puissance des Etats-Unis ». L'Europe n'a qu'à bien se tenir, car avec tous ces systèmes de protection sociale, c'est un adversaire idéologique potentiel, à partir du moment où elle arrivera à parler d'une seule voix. Espérons qu'elle aura su le faire avant que le social n'ait fait les frais du lobby libéral, par le biais d'une désinformation organisée qui oppose les pauvres au moins pauvres, en suggérant toujours un nivellement par le bas ! A contrario l'Arabie Saoudite, pays d'origine de la majorité des pirates de l'air du 11 septembre, a été épargnée par l'administration Bush dont la doctrine du président était pourtant : « Les Etats-Unis ne feront pas de distinction entre ceux qui ont planifié ces actes et ceux qui les abritent ».


Les Etats-Unis sont une menace pour la paix mondiale.
Nelson Mandela, 10septembre 2002, Newsweek.


La théorie décrédibilisée


L'hypothèse de la création des premiers êtres humains par le biais du clonage à partir d'antiques Dieux de chair et de sang, a été mise à mal par un personnage qui, même en ayant l'esprit ouvert, nous laisse dubitatif. On peut s'étonner que les déclarations du mouvement raëlien soient reprises avec autant de tapage dans les organes de communication, alors qu'aucune preuve ne vient les étayer. Les journalistes ne ratent pas une occasion pour brocarder le web dans le sens où il se trouve être le support de toutes les rumeurs, mais ils ne font qu'accroître ce travers quand ils privilégient le scoop à l'investigation.

Néanmoins, il se peut que les médias aient eux même été victime d'une opération de propagande organisée par des individus ayant tout intérêt à ce que cette nouvelle fasse grand bruit. Comme pour la guerre du Golfe, le Kosovo, le 11 septembre, la machine à conditionner les pensées s'est mise en branle. Mais autant il est possible d'influencer l'opinion publique en exagérant la vérité, autant on peut la rendre étanche en décrédibilisant un domaine d'étude. Si vous désirez conserver un secret, et empêcher toutes recherches à son sujet, faîtes en part à un individu qui aura suffisamment de charisme pour en faire usage de telle sorte que tous ceux qui voudront s'y frotter par la suite seront frappés par les sarcasmes de l'opinion publique.

Il me semble que les « Spin Doctors  » sont également à l'oeuvre en ce qui concerne la mise en place de la machine de guerre américaine. Ces derniers opèrent une politique à géométrie variable que l'on croit comprendre que si l'on regarde les évènements de façon partielle. Les faits que l'on veut mettre en relief sont là encore exagérément grossis par la Maison-Blanche et ses relais de communication qui n'ont pour seul but que de conditionner l'opinion à leur bénéfice21. Mais objectivement, il est bien difficile de se faire une idée des raisons véritables de cet acharnement quand on sait que de nombreux autres pays dont personne ne parle ont encore plus de raisons de mériter un courroux similaire.


Les vraies raisons du conflit


Des rumeurs commencent à suinter du côté de la Maison-Blanche. Le jeudi 23 janvier 2003, une dépêche AFP nous apprend par l'intermédiaire du numéro deux du Pentagone, Paul Wolfowitz, que le président irakien Saddam Hussein a ordonné l'exécution de tous les scientifiques irakiens qui coopéreraient avec les inspecteurs de l'ONU ainsi que celle de leurs familles22. Il est en effet possible que l'on retrouve des scientifiques éliminés de façon expéditive, mais si ces techniciens étaient plus spécialisés en génie génétique qu'en armement biologique, il serait judicieux d'enquêter pour savoir qui a réellement attenté à leur vie. 

Le docteur Al-Rubeai, un scientifique irakien en biotechnologie à l'Université de Birmingham, a dit que Saddam « se considère le père de la science en Irak et s'intéresse à toute technologie si celle-ci peut permettre à lui ou à son régime de survivre. Ce serait dans l'intérêt de Saddam d'explorer cette technologie. Si ce n'est pas trop cher et ne nécessite pas de matériel sophistiqué, il serait tentant pour lui d'essayer. » Saddam a aussi été encouragé par les rapports de scientifiques de l'ouest affirmant posséder la technologie pour créer des clones humains. A la fin de l'année 1998, des chercheurs coréens23 prétendent avoir réussi à créer le premier clone humain. En 1999, c'est autour des chercheurs américains24.
Et quand G.W. Bush devint président, il rappela qu'il est « opposé à 100 % à tout type de clonage humain », comme si il pouvait ignorer l'état d'avancement de la recherche, tel qu'on veut bien nous la révéler. En effet, un domaine d'étude aussi sensible n'a pas l'assentiment du grand public. Si les gouvernements veulent néanmoins progresser dans leurs travaux afin de ne pas prendre du retard vis-à-vis de pays étrangers où l'on ne sait pas toujours ce qui se passe, que ce soit au sein des dictatures ou au cœur de certaines organisations gouvernementales américaines, il leur faut rester discrets sur leurs découvertes. C'est pour cette raison que les dates officielles sont peut-être bien antérieures aux dates publiques avancées ci-dessus.

Les experts ont déjà souligné que cette technologie pourrait être dangereuse dans les mains de «  scientifiques sans scrupule. » Saddam qui a atteint les 60 ans le 30 avril 1997 est obsédé avec sa propre mortalité. Il est trop difficile pour lui de résister à la tentation de faire une équipe de dictateurs à son image pour pérenniser son héritage. Cette volonté inavouée semble se confirmer quand on connaît l'existence de nombreux sosies qui lui servent à se protéger d'éventuels attentats. La question se pose de savoir si il s'agit seulement de sosies.
Le drapeau Irakien
Il y a un autre domaine de recherche où les investissements de Saddam Hussein sont remarquables, il s'agit de l'archéologie et des travaux de restaurations. En septembre 1987 le premier Festival International de Babylone, sous le patronage de Saddam Hussein, a été tenu dans la ville éponyme où se sont relayés 1700 ouvriers depuis 1978. Le thème officiel du festival était: "De Nabuchodonosor à Saddam Hussein, Babylone subit une renaissance. " Les portraits de Nabuchodonosor, côte à côte avec un Saddam stylisé pour accentuer la ressemblance, fleurissaient dans la ville25.Saddam Hussein se voit comme l'incarnation deNabuchodonosor, le successeur de l'ancien chef mondial, gouvernant encore l'empire puissant de Babylone. Cet empire comprenait les nations modernes d'Irak, d'Arabie Saoudite, de Syrie, du Liban, de Jordanie, d'Israël , et du Koweït. A l'image de Nabuchodonosor II, le dictateur immortalisa ses restaurations dans la pierre des ouvrages : « Saddam Hussein, j'ai reconstruit Babylone, relevé les murs du palais de Nabuchodonosor et des temples d'Ishtar, de Nabû et de Ninmah dans les années 1988-1989, pour rendre au peuple irakien la fierté de son glorieux passé. »26

Saddam Hussein n'a eu de cesse d'essayer de refonder l'empire babylonien27. A l'image de Nabuchodonosor , il restaure la splendeur de Babylone. On peut se demander si ses dessins le pousseront à imiter le parcours du Roi qui s'empara de Jérusalem (597) et déporta les Juifs (587). Peu après l'avènement de la révolution islamique en Iran, considéré par les Américains comme dangereux pour leurs intérêts, Saddam entama une guerre le 17 septembre 1980 qui durera huit ans et fera près d'un million de morts. Il utilisa alors des gaz empoisonnés dont la fabrication avait apparemment été facilitée par les Etats-Unis28. Se croyant soutenu par Washington, il envahit le Koweït en août 1990. L'invasion a été arrêtée, mais pas Saddam Hussein, qui a maintenant compris que les Américains s'étaient servis de ses ambitions impérialistes à des fins géopolitiques qui n'arrangeaient qu'eux.


Conclusion


Comme nous avons pu le voir ci-dessus, c'est en Mésopotamie, l'Irak actuel, qu'aurait eu lieu le clonage originel donnant naissance à l'homme. Il est troublant de constater la coïncidence entre l'importance démesurée donnée à l'annonce du supposé « premier » clonage humain effectué par les raëliens, et l'imminence du conflit en Irak.

A la lumière de ce qui précède, on peut supposer que Saddam Hussein s'est donné les moyens de développer des moyens de destructions massives autres que ceux prévus par le Conseil de sécurité de l'ONU. Fidèle à l'histoire de sa terre, le dictateur n'a pas pu passer à côté des récits sumériens : « Immolons des dieux Lamga29, De leur sang créons l'humanité. Le service des dieux sera leur lot. » L'immolation est de nos jours toute symbolique puisque d'un point de vue théorique, il suffit d'un clonage d'une partie du « Dieu » pour reproduire ce dernier de façon illimitée. Les sosies de Saddam tendent à confirmer cette théorie.

Les inspecteurs cherchent des armes, alors qu'en fait ils seraient mieux inspirés de chercher des hommes… identiques. Les auteurs du 11 septembre ont bien compris que l'on pouvait attenter à des milliers de vies sans disposer de technologies particulièrement évoluées. On imagine aisément ce qu'une gigantesque armée de kamikazes pourrait infliger comme dommages aux quatre coins du monde : c'est l'attaque des clones !

Le parallèle pourrait se trouver vérifié si l'on prend en compte les évènements liés aux OVNI dans la région de Bagdad30. N'oublions pas que l'idée du clonage telle que la développe Raël provient de la théorie selon laquelle les hommes ont été créés grâce à l'intervention génétique des extraterrestres. En 1973, le Prix Nobel Francis Crick, codécouvreur de la structure de l'ADN, émettait l'hypothèse que« la vie sur terre émanait peut-être d'organismes venant d'une planète lointaine  ». La même année, Claude Vorilhon, alias Raël, rencontre les extraterrestres… C'est du moins crédible que la population aura retenu le nom, et c'est grâce à une campagne médiatique orientée qu'une théorie qui peut se défendre fait désormais l'objet de toutes les railleries.

Je vous invite à passer outre ces dernières, et à constater la convergence des évènements. Le clonage est montré sous ses pires perspectives à l'opinion publique par le biais d'une secte, conduisant les gouvernements à s'orienter vers une interdiction officielle. D'un autre côté toutes connexions entre Saddam et l'éventualité de ses inspirations extraterrestres, comme des traces ancestrales qu'elles ont laissées, ainsi que la possibilité qu'il a pu avoir de créer des clones, sont dors et déjà ridiculisées. Même si le clonage n'est pas souhaitable, quel que soit le créateur, la vérité sur l'origine des forces en présence sur cette terre, ainsi que celle sur les enjeux du combat, n'ont plus aucune chance devoir le jour après une telle propagande obscurantiste. 





Sources :

1 Michael Moore, Mike contre-attaque !, éditions La Découverte, 2004

2 Professor Samuel Noah Kramer, History Begins at Sumer, 1954 - Edition française de 2009

3 L. Aitchison, A history of Metals.

4 Les sumériens utilisent trente mots pour décrire les différentes variétés de cuivre, et le mot qui qualifie l'argent, AN.NA, signifie littéralement «  Pierre Céleste ».

5 Comparaison entre l'ouvrage de G. Roux, Ancient Iraq, 1992, et celui de Z. Sitchin, The Twelfth Planet, 1976.

6 A. Falkenstein, Hymne à Eridou, 1951.

7 Cet extrait et les suivants sont tirés des livres de Lambert, W. G. ; Millard, A. R. ; Atra-Hasis, The Babylonian Story of the Flood, et de The Sumerian Flood Story par M. Civil, 1969.

8 Bernard Dutrillaux, généticien à l'institut Curie, Le Monde, 7 août 1999.

9 Les paléogénéticiens de l'université de Munich ont prélevés 3,5 gr d'os de l'humérus d'un spécimen de Neandertal de 50 000 ans. Ce dernier, extirpé d'une grotte de la vallée de Neander, en Allemagne, en 1856, a livré les secrets de son ADN grâce aux techniques les plus modernes.

10 Karen Armstrong, A History of God, 1993

11 Paul Nothomb, Non Lieu, 1996

12 Les Anounnaki du ciel et de la terre

13 Aire sacrée située dans la cité de Nippour

14 Des dieux artisans

15 Z. Sitchin,Genesis Revisited, 1990

16 Ibidem

17 Alors connus sous les nom d'Attaba et d'Ava , et ensemble sous le nom d'Adama.

18 En sumérien, le mot Shi-im-ti signifiait « air-vent-vie ».

19 James Langton in New York, " Iraqis linked to Oklahoma atrocity ", for the Evening Standard - http://web.archive.org/web/20030207225013/http://www.thisislondon.co.uk/news/articles/1678779

20 Ignacio Ramonet, " Avant-guerre " - http://www.monde-diplomatique.fr/2003/02/RAMONET/9699

21 Matthieu Frachon, " Comment la Maison-Blanche verrouille la communication dans les médias ", France Soir, vendredi 31 janvier 2003.

22 La machine à désinformation américaine fonctionne à plein régime ! http://www.conspiration.cc/conspiration/pentagone_hussein_machine_desinfo.htm

23 Cottier & Guerry 2000, " Génie Génétique et Clonage " - Un premier clone humain fabriqué en Corée - https://www.unifr.ch/nfp37/WHATISGeneTher/DP2000C_clonage.pdf p. 55

24 Un premier clone humain... qui tient aussi de la vache - http://archive.is/tmKub

25 Saddams tells scientists to clone him - http://www.ortzion.org/news33_8.html

26 Pierre Pinta, Saddam Hussein ressuscite Babylone - http://web.archive.org/web/20010506112849/http://www.historia.presse.fr/data/mag/642/64202601.html

27 Irak, Arabie saoudite, Syrie, Liban, Jordanie, Israël, Koweït.

28 Myths About Israel, Iran-Iraq War, Saddam Debunked by Veteran Journalist - http://web.archive.org/web/20060426174536/http://www.americanfreepress.net/07_14_02/Myths_Saddam/myths_saddam.html

29 Des dieux artisans.

30 Is Hussein Owner of Crashed UFO? - http://www.para-normal.com/nuke/html/modules.php?name=News&file=article&sid=966   

Sources complémentaires :

 Ezida : Le site dédié à la Mésopotamie -  http://www.ezida.com/