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Un grain de sable dans les rouages des pandémies

Le déroulement des évènements ne reflète pas toujours l’exacte envergure des intérêts qui sont en jeu. C’est le cas de l’apparente bienveillance du monde occidental vis-à-vis des pays en voie de développement. Mais quand quelqu’un vient troubler ce qui n’est que manœuvre de relations publiques, les masques tombent et les ordres sont donnés. Les chiens préalablement manipulés et désinformés sont lâchés, et ils font en sorte que le grain de sable ne fasse pas boule de neige, n’ayant même plus conscience qu’ils ne montrent plus les crocs que devant ceux qui peuvent les affranchir.


Le contrôle démographique

En 1974, les Nations Unies donnent la première conférence sur le contrôle démographique. Celle-ci est motivée par les actions des Fondations Ford et Rockefeller qui ont encouragées les programmes de contrôle de population dés 1965, ainsi que les idées contenues dans le rapport d’une commission présidée par George Bush Senior en 1969, et les propos du Secrétaire d’Etat Kissinger devant la commission aux Affaires étrangères de la Chambre le 4 juin 1974. On pourrait les résumer par le biais du rapport du Département d’Etat de l’administration Carter de novembre 1978 : 
« Depuis des siècles, des millions de pauvres ont accepté leur sort avec résignation dans la plus complète apathie politique. La situation est en train de changer. A mesure que les moyens de communication se développent, l’idée qu’une vie meilleure est envisageable fait son chemin. Il faut s’attendre à ce que certains, dans la hâte d’un changement radical, aient recours à la violence, eu terrorisme même. Il existe un réel danger de voir la violence monter et s’étendre tant qu’on aura pas trouvé des moyens plus efficaces pour améliorer les conditions de vie des masses. 
La surpopulation a été un facteur sous-jacent dans certains conflits internationaux et désordres intérieurs importants. Le danger continue d’exister et ira peut-être en s’intensifiant à mesure que grossissent les populations et que s’accélère la ruée vers les matières premières rares.
 
»

Mais le concept de contrôle démographique sur la population du tiers monde était considéré comme une théorie raciste et impérialiste. Alors les responsables de cette politique et les organisations donatrices conditionnèrent les aides aux ONG (organisations non gouvernementales) à la hauteur de leur complicité dans la mise en oeuvre du programme de contrôle démographique. Pour ce faire, on revêtira ce dernier d’atours emprunts de modernité comme la reconnaissance du droit de la femme ou à la prise en compte des problèmes liés à l’environnement. La contraception est un facteur de liberté, des familles moins nombreuses sont la garantie de ressources naturelles et d’une hygiène plus facile à préserver. Si ces arguments sont défendables, ils servent également des intérêts qui le sont moins.

Henry Kissinger1, en plus de ses attributions officielles et du rôle clef qu’il joua dans la politique extérieur des Etats-Unis des années 50 à … aujourd’hui ( ?), a été proche de la famille Rockefeller, et particulièrement de Nelson Rockefeller. La famille Rockefeller est connue pour être impliquée dans le monde médico-industriel et politique.
En 1928, John Rockefeller a versé 65 millions de dollars à l’Institut Rockefeller pour la Recherche Médicale (Rockefeller Institute for Medical Research), alors que le gouvernement fédéral n’allouait toujours que 2,8 millions de dollars en 1938 à l’ensemble de la recherche médicale. On imagine qu’avec de telles subventions les Rockefeller pouvaient exercer leur influence sur les travaux menés au sein des fondations qu’ils créaient.

En 1955, Nelson Aldrich Rockefeller, fils héritier de la standard Oil, membre du CFR, conseiller du Président Roosevelt pour les affaires internationales, présentait déjà avec son « plus proche associé sur le plan intellectuel2 », Kissinger, leur vision de la sécurité nationale au plus haut niveau de l’Etat, mais encore sans grand succès. Kissinger profita de l’influence et des relations de Rockefeller pour étoffer son carnet d’adresse et son CV, et ce notamment en exerçant des fonctions rémunérées de consultant pour Merck Sharp & Dome. C’est ce même laboratoire qui était alors le plus important fournisseur au monde de vaccins contre l’hépatite. La vaccination mondiale était encouragée à l’époque par les plus hauts responsables de l’Etat. On peut citer Joseph A. Califano, qui après avoir construit sa carrière au ministère de la défense, fut nommé Secrétaire d’Etat à la Santé, à l’Education et à l’Aide sociale. Il était de ceux qui pensaient « qu’une croissance démographique rapide retarde le progrès social et économique de nombreux pays et alourdit le fardeau de nombreuses familles et de communautés ».


Les vaccinations amorcent le marché

J. Califano présida en 1978 une délégation des Etats-Unis à la 31ème assemblée de l’OMS à Genève, et qu’il donna pour objectif « la vaccination de tous les enfants du monde d’ici à 1990 ».

C’est donc avec la bénédiction des autorités qu’en novembre 1978 et octobre 1979, 1083 citoyens américains ont été vaccinés contre l’hépatite B grâce à des vaccins fournis par Merck. Mais en 1980, le New England Journal of Medecine jeta le doute sur la qualité des produits injectés. Il présenta les « premiers résultats d’un essai clinique aléatoire réalisé en double aveugle et destiné à évaluer l’efficacité d’un vaccin contre l’hépatite B chez 1 083 homosexuels masculins de la ville de New York ». Il se trouve qu’après le début de l’épidémie de sida, 501 cas sur les 1 025 cas de sida mortels recensés dans quelques régions principales des Etats-Unis habitaient New-York.

Mais malgré les apparences, la transmission du sida serait le fait de contaminants viraux vivants injectés autour de l’année 1970 qui se seraient combinés à des virus simiens dont les « volontaires » étaient probablement porteurs après avoir reçu les vaccins contre la polio de Merck administrés dix ans auparavant3. C’est le 3 mai 1973 que Nixon évoqua au Congrès les efforts des Américains et de l’OMS pour aider l’Afrique dans son combat contre les épidémies, par le biais de la mise en œuvre de campagnes de vaccination. C’est ainsi que déjà au début des années 70 « les vaccins contre la poliomyélite, la variole, la diphtérie, la coqueluche et le tétanos sont gratuits et accessibles à tous4 » en Afrique du Sud.  

On peut se demander si la combinaison virale qui aurait été à l’origine du sida aux Etats-Unis n’aurait pas pu se reproduire en Afrique ou ailleurs, les mêmes causes produisant les mêmes effets. 

Toujours est-il que à la fin des années 70, Merck5, leader de l’industrie américaine pour les armes biologiques, devenait le plus important fournisseur au monde des médicaments pour le traitement du sida.


Vendre ou soigner

A la fin des années 80, c’était au tour du gouvernement Reagan6 de faire face à la montée en puissance de la pandémie. C’est alors que les laboratoires Burroughs Wellcome ressortirent de leurs cartons une molécule expérimentée voilà plus de 25 ans contre le cancer, et dont la toxicité hématologique avait été jugée trop importante. C’était l’occasion de rentabiliser enfin une molécule dont la conception avait été onéreuse. L’essai considéré comme un essai de phase III (bien que l'essai dit de phase I ait été irrégulier et qu'il n'y ait pas eu d'essai de phase II)7 a été mené par une équipe de professeurs d'Universités américaines, en collaboration avec le "Groupe de Travail sur l'AZT" du centre de recherche de Wellcome-Burrough à l'Université de Miami. Les commentateurs de l’époque restent sceptiques sur la nouvelle destination de cette molécule : « la réponse à la question de savoir pour quels patients le traitement sera néfaste ou efficace reste un défi »8.

Néanmoins, sur la base des résultats de cet essai, et aussi incroyable que cela puisse paraître pour qui en lit les conclusions avec un tant soit peu d'attention et d'esprit critique, une licence a été accordée aux U.S.A. par la Food and Drug Administration, et immédiatement après, en France par le Ministère de la Santé, sur avis favorable de l'Agence Nationale de Recherche contre le SIDA. En mars 1987 que l'AZT devient le premier antirétroviral anti-VIH à obtenir une autorisation de mise sur le marché français, et ce sont les laboratoires Burroughs-Wellcome qui obtiennent alors le monopole de commercialisation de l’AZT.
Loïc Le Ribault
Loïc Le Ribault

C’est également en 1987 que, par lettre enregistrée devant huissier, Loïc Le Ribault et Norbert Duffaut9 informent le ministre français de la Recherche (Jacques Valade) qu’ils ont obtenu des résultats intéressants dans le traitement du SIDA avec une molécule de leur invention, et qu’il serait souhaitable de la tester sans délai en ce qui concerne cette affection.


Des intérêts, et désintérêt

En 1987 plus aucune expertise ne fut commandée au CARME10. Une fois que plus de 1400 fonctionnaires du domaine judiciaire et policier eurent bénéficiés gracieusement de visites, stages, conférences et documents issus de son fondateur, Loïc Le Ribault, le ministère de l’Intérieur décide de rénover ses propres laboratoires en s’inspirant de ceux du CARME. La raison officielle est que les expertises en criminalistique doivent être réservées aux services publics.

En mai 1991, Le Ribault a porté plainte contre le ministère de l’Intérieur pour contrefaçon de brevet, plagiat, diffamation et concurrence déloyale. En l’an 2000 le procès n’était toujours pas programmé au tribunal de grande instance de Paris...

Incapable de résister à la campagne de désinformation menée à son encontre par le ministère de l’Intérieur, ignoré par les radios et les chaînes de télévision publiques, Le Ribault est contraint de fermer les portes de son laboratoire en septembre 1991. Caution personnelle des emprunts de son laboratoire, Le Ribault perd en quelques mois plus de 10.000.000 de francs (1.500.000 €). Sa maison, ses meubles, ses collections, sa bibliothèque, sont vendus aux enchères, ainsi que le matériel du CARME, racheté pour 250.000 francs (40.000 €) par la gendarmerie qui l’utilise pour créer son propre laboratoire. Déclaré en faillite, Le Ribault est condamné à 15 ans de privation de droits civiques.

En novembre 1993, Duffaut est découvert dans son lit, mortellement empoisonné. Une autopsie révélera la présence de cyanure de potassium dans son corps. L’emploi de ce produit provoque une mort extrêmement douloureuse, information que le chimiste qu’il était devait forcément connaître. Malgré ce point étonnant, l'enquête conclut au suicide, alors qu’il s’apprêtait à publier un livre dont voici quelques mots figurant dans la conclusion : « Guérir tant de maux avec un seul produit, autrement dit avoir découvert la panacée, semblait impossible à trop de beaux esprits (...). Je n’ai pourtant ni rancoeur ni esprit de vengeance et je conçois très bien que les savants ne croient pas en ma découverte, mais je m’élève contre le fait qu’ils refusent de l’expérimenter sans l’avoir essayée. »


Le Silanol G5

En 1994, Le Ribault met au point une nouvelle molécule de la même famille que les précédentes, mais buvable et encore plus efficace, qu’il appelle “G5” . Rapidement, celle-ci devient très connue dans le monde médical, et de nombreux médecins commencent à l’utiliser. Que ce soit pour les produits de Duffaut, ou ceux de Le Ribault, les organismes français de santé publique restent sourds devant les demandes répétées des chercheurs au sujet des tests et de la reconnaissance des vertus thérapeutiques de leurs découvertes. Le Ribault décide alors de faire paraître ses résultats dans la presse le 8 octobre 1995, après que Jean-Michel Graille, le journaliste de Sud-Ouest Dimanche ait vérifié le dossier "G5" durant 4 mois. Il s’agit du même investigateur qui, en 1984, a fait connaître dans le même hebdomadaire Antoine Priore. Cet ingénieur électronicien inventa une « machine à guérir le cancer » par un rayonnement de champs magnétiques et électromagnétiques.


J'ai soigné peut-être 20.000 patients et de nombreux médecins utilisent désormais le G5. Beaucoup d'entre eux en France savaient que j'étais emprisonné, mais je n'ai reçu que 30 lettres de soutien en prison. Même dans un domaine aussi important que celui de LEUR santé, les Français restent donc fidèles à eux-mêmes : il suffit de se souvenir que pendant la seconde guerre mondiale, la plupart se taisaient comme des moutons promis à l'abattoir, que nombreux (dont la totalité des responsables de l'administration) étaient ceux collaborant avec l'ennemi et que seule une poignée osa résister à l'occupant... J'ai tout perdu pour aider les gens, maintenant les patients n'ont qu'à se battre à leur tour s'ils veulent que je les soigne. Ils doivent demander le droit d'utiliser les produits thérapeutiques qu'ils souhaitent.
Loïc Le Ribault


En janvier 1996, l’Ordre des médecins et celui des pharmaciens portent plainte contre Le Ribault pour « exercice illégal de la médecine ». Il faut préciser que d’après les travaux des chercheurs et les témoignages des patients, les preuves démontrant l’efficacité des organo-siliciés pour la guérison d’un grand nombre d’affections s’accumulent. La suite n’est qu’une succession d’expatriations, d’arrestations, de perquisitions, de manipulations et de désinformations à l’encontre de Loïc Le Ribault11, de pressions sur sa famille (sa mère décède à 85 ans deux semaines après avoir du subir un interrogatoire de 5 heures), ainsi que de disparition étrange de ses principaux supporter, tel celle de Jean-Michel Graille survenue en avril 1996, causée par une soudaine crise cardiaque qui le frappa à l’âge de cinquante ans dans son jardin…



Couverture de la seule K7 vidéo retraçant l'aventure de Loïc Le Ribault


L’indépendance en question

Officiellement, les mésaventures de Loïc Le Ribault sont principalement dues à l’illégalité du Silanol, son invention prétendument capable de guérir de multiples pathologies.

Il est quand même nécessaire de revenir en arrière afin de préciser le caractère indépendant de son ancien laboratoire dans les domaines qui étaient les siens. Du fait de cette indépendance, les avocats ainsi que les familles de victimes confient au CARME de plus en plus d’affaires dans lesquelles l’Etat français est parti prenante. Notamment des affaires dans lesquelles l’implication de l’armée française est suspectée ("La Jonque" (chalutier coulé par un "objet" sous-marin), "La Maison des Têtes" (détruite par un missile égaré), etc.), des affaires anciennes ou récentes dans lesquelles la police française aurait fabriqué ou truqué des preuves (Seznec, Boulin, Pinault, Marletta, Miss et Thiennot, Dominici), des affaires embarrassantes pour le ministère des Affaires étrangères (l’exécution truquée des Ceausescu, l’assassinat de Robert Maxwell, la mort de Lagadec, infirmière bretonne torturée puis assassinée par l’armée régulière du Salvador), la dénonciation des expertises illégales faites par les laboratoires de police et celle du considérable enrichissement personnel de leur directrice Michèle Rudler (révoquée en 1996), la réalisation d’analyses pour le compte de diverses associations concernant des problèmes de pollution que le(s) gouvernement(s) français souhaitai(en)t tenir secrets (la preuve de la contamination de la France par les émanations dues à l’explosion de Tchernobyl, les autorités supposées responsables ayant déclaré que la France avait été le seul pays européen épargné par cette pollution), la pollution de la côte à proximité de l’usine de retraitement de La Hague, ainsi que la dissolution par l’eau de mer des fûts en verre contenant des déchets radioactifs et jetés dans les fosses océaniques, et bien d’autres encore.

On pourrait toujours supposer que l’indépendance d’un laboratoire privé pourrait se révéler gênante pour certaines personnes qui auraient préféré avoir plus de contrôle sur la diffusion des résultats quand ils étaient susceptibles de nuire à l’intérêt national. Néanmoins, toutes ces enquêtes étaient étalées dans le temps, et les rouages d’une instruction sont si complexes et font intervenir tant d’acteurs et d’occasions d’entraver la procédure que les travaux du CARME n’étaient de toute façon pas décisifs.


Le sida

Vous n’avez pas été sans remarquer la concomitance de l’annonce d’un possible remède au sida de la part des deux chercheurs français avec celle du début des malheurs de Loïc le Ribault, puisque c’est la même année, en 1987, que plus aucune expertise ne fut commandée au CARME. D’après les échos des derniers rebondissements judiciaires12 entourant la commercialisation du Silanol, on peut s’interroger sur l’honnêteté du personnage13. Mais l’appât du gain auquel chacun peut succomber ne doit pas cacher l’essentiel, à savoir les vertus curatives de la molécule. Plus précisément, Loïc Le Ribault précise devant ses juges le jeudi 5 février 2004 : « Je n’ai jamais prétendu que le Silanol pouvait guérir, mais qu’il donnait à l’organisme la force de lutter. Ce n’est pas une découverte médicale, c’est une découverte biologique14. » Pour ceux qui pourraient douter de l’efficacité du produit sur la pandémie qu’est le sida, il est utile de rappeler que les médecins savent depuis des années qu’une forte résistance chez l’hôte constitue une arme efficace pour empêcher un germe infectieux de s’implanter, de croître, puis finalement de dominer le système immunitaire15.
LLR en admiration devant la représentation symbolique de la molécule de Silanol.
LLR en admiration devant
la représentation symbolique
de la molécule de Silanol.

Lorsque l’industrie du médicament s’engage à amener une molécule sur le marché, le parcours type comprenant une quinzaine d’années de développement et d’essais cliniques est actuellement estimé à 800 millions de dollars par molécule16 selon les données des laboratoires. A ce montant il faut rajouter les frais de lobbying auprès des institutions gouvernementales, des organisations professionnelles, et la publicité. Du côté des bénéfices, on se doit de séduire les investisseurs en présentant un nombre important et régulier de produits nouveaux17 pour couvrir le manque à gagner qu’engendre l’obsolescence des brevets et la concurrence, et d’accroître ces marges. Pour pallier à ces inconvénients, les responsables du secteur pharmaceutique ont tout intérêt à ce que le nombre de pathologie et de malades s’accroisse pour que le marché se développe.

Un système de santé qui s’est mis au diapason du modèle économique général qui vise une augmentation permanente des ventes et des marges n’est pas en accord avec l’intérêt général. Ce fonctionnement se fait au détriment du portefeuille du citoyen, mais aussi de sa santé. A contrario, tout remède qui se dit capable de soigner de multiples pathologies devrait voir son efficacité validée par une étude scientifique d’Etat, et ce dans l’intérêt des citoyens.
Paradoxalement, la bonne marche de l’état ne correspond pas toujours à au bien-être du citoyen. La mauvaise santé de la population génère toute une activité financière, commerciale, industrielle, de recherche et de développement. La « liste noire » des médicaments dont le « service médical rendu » est jugé « insuffisant » par les autorités scientifiques, liste recensant plus de 400 produits à l’heure où j’écris ces lignes, est une preuve officielle de la dérive commerciale du système de santé. Les 130 000 personnes qui sont hospitalisées chaque année à cause de la surconsommation médicale en sont une autre18. De plus, l’Etat engage souvent des sommes importantes dans une licence pour obtenir l’autorisation de produire, de vendre ou d’importer une molécule. Toute cette activité est tenue à bout de bras par le « trou » de la sécu, financé lui-même par les cotisations des travailleurs, ces derniers étant également vampirisés par les différentes mutuelles et assurances maladie.
Un produit bon marché et renforçant les capacités immunitaires de chacun aurait pour effet de ramener à portion congrue tout l’échafaudage économique et financier décrit ci-dessus. Devant les intérêts en jeu, on comprend mieux alors ce qui pourrait pousser de nombreuses personnes qui profitent du système à couvrir d’opprobre les chercheurs qui s’en écartent, et à avilir leurs trouvailles révolutionnaires.

De plus, la découverte des deux chercheurs français aurait pu avoir une portée d’envergure internationale. Elle risquait de réduire à néant un planning mondial de régulation démographique et ethnique mis en place depuis les années soixante. Certains affirment que cette politique impérialiste a été à l’origine de la propagation du sida de façon accidentelle, d’autres supputent qu’elle a carrément été mise en œuvre au plus haut niveau. Quand on constate les connexions entre la provenance des fonds pour la recherche, les liens financiers et idéologiques étroits entre homme politique et industriels, les enjeux de la guerre biologique, des manipulations du COINTELPRO19, et la concordance des déclarations et des évènements, on ne peut que rester dubitatif devant les versions officielles.


Pandémie ou accélérateur de mondialisation

Après avoir lu ce qui précède, vous ne pouvez que vous poser des questions sur la (ré)apparition de la grippe aviaire, sous une de sa centaine de variantes. Ce qui fait la particularité de cette épizootie, c’est son lieu d’origine. Elle a débuté en Thaïlande, pour ensuite se répandre dans une dizaine de pays de la zone asiatique. C’est également cette dernière qui fut le point de départ du SRAS(syndrome respiratoire aigu sévère).

D’un point de vue politique, la grippe aviaire pourrait être fatale à la carrière du premier ministre thaïlandais, Thaksin Shinawatra. Son gouvernement a révélé l’existence de la grippe à la fin du mois de janvier après l’avoir dissimulé pendant deux mois. Ce prétendant au leadership des pays de l’Asie du Sud-Est a élaboré dans son pays une politique populiste, pragmatique et autoritaire depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2001. Il a mis en œuvre des prêts à taux réduits aux ruraux, il a procédé au gel des dettes des agriculteurs ainsi qu’au nettoyage des bilans bancaires et à une lutte meurtrière contre le trafic de drogue. C’est le genre de politique économique et sociale qui va à l’encontre des projets que certains planifient pour la région. En effet, un projet initié par l’administration américaine baptisé « Initiative pour le Grand Proche-Orient »(Greater Middle-East Initiative), qui concerne aussi les pays d’Asie du Sud, a pour objectif de réformer les économies des pays concernés pour mieux les intégrer à l’économie internationale, et à terme, au sein de l’OMC20.
La grippe aviaire pourrait aussi avoir un impact économique énorme, tant dans le secteur de l’élevage, qu’au niveau des répercussions qu’elle pourrait causer dans le domaine du tourisme. En plus du drame régional que représente cette épidémie, l’OMS avertie de la menace d’une évolution éventuelle : « Il y’a un risque réel de transmission à l’homme et de pandémie, et les pays atteints ne prennent pas les mesures drastiques qui s’imposent21. » Ce style de déclaration est d’autant plus étonnant quand il provient d’un organisme qui n’est pas sans connaître les effets d’une menace de contagion : « de nombreux symptômes peuvent apparaître à cause du seul stress émotionnel, sans relation avec la maladie22. »
De plus certains pays occidentaux qui profitaient de la production compétitive de ces contrées commencent maintenant à en souffrir. La croissance, aujourd’hui en Amérique, et prochainement en Europe, ne se traduit plus par une diminution du chômage aussi nette qu’elle a pu l’être dans le passé sur ces deux continents, du fait des délocalisations croissantes qui font des pays asiatiques l’atelier de la planète23.
Un « risque » sanitaire monté en aiguille de façon sensationnaliste en cache peut-être un autre. Les puissances occidentales encouragent le commerce international, multiplient les zones de libre échange et améliorent le confort et l’équipement de leurs citoyens grâce à du matériel bon marché. Elles se voient piégées à leur propre jeu car la globalisation concentre la main d’œuvre en Asie, et le chômage sur le reste de la planète qui n’a pas encore trouvé de solution alternative aux victimes de l’externalisation de la production.

Comme dans le cas du sida, les épidémies sélectives, d’un point de vue communautaire ou territorial, ne sont pas sans créer la suspicion. La nouvelle organisation mondiale qui est en train de se mettre en place autour de la lutte contre les armes de destruction massive vient à propos, alors que la population mondiale subie depuis quelques années un conditionnement à ce sujet par le biais du spectacle des épidémies successives (sida, Ebola, SRAS, vache folle,…) relayé par les médias.
Ces pandémies provoquent donc une régulation sélective dont la répercussion médiatique des symptômes physiques conditionne l’opinion publique sur l’effet de l’utilisation des armes biologiques, justifiant ainsi la mise en œuvre d’une politique impérialiste envers les pays composant l’axe du mal. 
Ce double effet n’est certainement que le fruit d’une malheureuse coïncidence…






Sources :

1 Voir Le Cas Kissinger

2 Kissinger : A Biography, de Walter Isaacson, 1992.

3 Leonard G. Horowitz, La guerre des virus, 1996, p 303.

4 Pan American/World Health Organization, Proceedings of the International Conference on the Application of Vaccines Against Viral, Rickettsial, and Bacterial Diseases in Man. December, 14-18, 1970.

5 Aujourd’hui, le laboratoire américain Merck fini l’année 2003 avec plus de 6 milliards de dollars de bénéfice, et 26 % de marge nette, résultat que les experts analysent comme un exercice très médiocre…

6 40ème président des États-Unis (1981-1989).

>7 Les processus d’homologations permettant la mise sur le marché d’une molécule ont été durci depuis cette époque.

8 New England Journal of Medecine, Vol 317, 1987, p. 196

9 A partir de 1982, Loïc Le Ribault associa ses recherches pendant treize ans avec celle du chimiste organicien Norbert Duffaut, lui-même ayant synthétisé des molécules de silicium organique dès 1957.

10 Centre d’Application et de Recherche en Microscopie Electronique, laboratoire créé en 1981 sur fonds privés par Loïc Le Ribault.

11 http://www.loic-le-ribault.ch/

12 L. L. Ribault a été condamné (le jeudi 12 février 2004) par le tribunal correctionnel de Bordeaux à un an de prison, dont six mois ferme, pour exercice illégal de la médecine et de la pharmacie, ainsi qu’à 8.000 euros d'amende, ainsi que 8.000 euros de dommages et intérêts pour l'ordre des médecins et 10.000 euros de dommages et intérêts pour l'ordre des pharmaciens. Associated Press, jeudi 12 février 2004.

13 Le Silanol G5 était « vendu plus de 200 francs le litre, pour un coût de revient inférieur à 20 francs ». Fabien Pont, La prison ferme requise, Sud-Ouest, vendredi 6 février 2004.

14 Fabien Pont, Ibidem.

15 Leonard G. Horowitz, Op. cit., p 146.

16 Pharmacie : l’arme stratégique de la recherche, Les Echos, mardi 27 janvier 2004.

17 Le mardi 10 février 2004 l’action de la société Transgène a augmenté de 13% grâces aux résultats d’études à mi-parcours du développement d’un vaccin anticancer.

18 Les Echos, lundi 9 février 2004.

19 Programme du FBI comprenant le contre espionnage anti-communiste, puis, à partir du printemps 1968, un volet dirigé envers les nationalistes noirs.

20 Washington prépare un vaste plan de réformes pour le Proche-Orient, Les Echos, mercredi 11 février 2004 – Liste des pays membres et observateurs sur http://www.wto.org/french/thewto_f/whatis_f/tif_f/org6_f.htm.

21 La grippe aviaire menace la santé humaine, Les Echos, mardi 3 février 2004.

22 Groupe de consultants de l’OMS. Chemical and biological weapons : The hazard to health. WHO Chronicle, 1970.

23 « Depuis le début officiel de la reprise en novembre 2001, le nombre d’emplois dans l’économie américaine a baissé de 0,5%, alors que la population en âge de travailler a augmentée de 2,4% », The New York Times, mardi 10 février 2004.